AKB 1/149 Renai Sousenkyo

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Très particulier de par son intérêt uniquement basé sur le fan-service, AKB 1/149 Renai Sousenkyo n'est certainement pas un jeu qui connaitra le succès en Occident. Requérant un niveau de japonais minimum pour prendre un peu de plaisir, et/ou un certain affect pour les demoiselles, ça reste avant tout un produit dérivé correct destiné au public japonais aimant se déhancher sur Heavy Rotation. Vous voilà prévenus.

  • Note des Utilisateurs (1 Votes) 6

AKB 1/149 Renai Sousenkyo est une preuve de plus que le marketing autour du célèbre groupe AKB48 et ses groupes dérivés est un puits sans fond. Mais en termes de jeu vidéo, est-ce que ça vaut quelque chose ou celui-ci ne s’adresse-t-il qu’aux fans des filles d’Akihabara ?

Devenez un vrai Casanova

renai sousenkyo 1AKB 1/149 Renai Sousenkyo (AKB 1/149 恋愛総選挙) est un jeu vidéo sorti en décembre 2012 sur PS Vita, PSP et plus tard sur PS3. Après le premier épisode sur PSP intitulé « AKB 1/48 Idole to Koi Shitara », ce nouveau volet donne dans la démesure avec 149 filles au choix. Oui, « au choix ». Car il s’agit ici d’un jeu de dating, ou jeu de drague pour traduire simplement, dont le but du jeu est de sélectionner une fille parmi tous les membres des groupes AKB48, NMB48, SKE48 et HKT48 (« renai sousenkyo » signifiant « sélection de l’amour ») et de la conquérir au gré de plusieurs rendez-vous, dans le but de devenir au fil du temps de plus en plus intime avec elle. Chaque jour, un certain nombre de demoiselles vous appellent. À vous de rappeler ou de décrocher au moment de l’appel de la fille avec qui vous allez passer la journée au zoo, à la mer, au parc d’attraction, au restaurant, en forêt, au karaoké, dans un parc, au cinéma… pour discuter de choses et d’autres et tisser des liens.

Lors des rendez-vous, les dialogues se déroulent sous forme de roman-photo (la fille prend une pose de circonstance pour coller autant que faire se peut au texte entièrement doublé par l’artiste) sans aucune interactivité, puis lorsque viendra la fin de la journée, la chanteuse vous posera une question. Vous aurez alors le choix entre trois réponses : l’une d’elles fera grandement avancer vos rapports, une autre plutôt neutre n’aura aucune conséquence, et enfin une réponse mettra un terme irrévocable à votre relation. Une fois de retour au menu, les filles mécontentes d’avoir été laissées en plan vous enverront balader et vous ne pourrez plus les contacter (même si certaines reviennent sur leur décision un peu plus tard tellement irrésistible). Les jours s’enchainant, vous avez de moins en moins de prétendantes, jusqu’à enfin arriver à décrocher le cœur de votre élue, ou d’une autre si vous avez pêché dans vos réponses. Lorsque votre relation aura atteint un certain point, le dernier rendez-vous sera une demande de rencard pour le lendemain. Si vous acceptez, le tête-à-tête suivant sera sous forme de vidéo où la fille vous déclarera sa flamme. À vous de répondre à cette déclaration et terminer l’histoire ainsi, ou de refuser si vous avez une autre fille en vue. Et… c’est tout.

Car ce jeu n’est qu’un éternel recommencement où l’on enchaîne les rendez-vous galants avec au bout la récompense de débloquer toutes les vidéos de fin (2 par personne, qui diffèrent légèrement selon votre réponse) et toutes les cartes/photos des jeunes filles. Le nombre de conquêtes possibles et le nombre de situations disponibles fait que ce n’est pas trop redondant dans la durée, si tant est que vous ayant un minimum d’intérêt pour ce genre d’histoires à l’eau de rose, ou que vous soyez un minimum fan du girls band et de leur musique. Mais niveau jeu dans le sens premier du terme, c’est la vacuité totale. Des conversations à écouter et à lire en Japonais uniquement, un semblant de réflexion dans les décisions, et hop! ça fait des millions de yens.

Publicités reprenant des extraits vidéos présents dans le jeu et quelques situations.

Un jeu de niche pour l’Occident

renai sousenkyo 12Avec AKB1/149 Renai Sousenkyo, on est dans le fan-service extrême, avec des chansons qui tournent en boucle (écouter Kisu Datte Hidarikiki, UZA ou Gingham Check en boucle peut endommager le cerveau sur de longues sessions ^^ !), un grande diversité de personnalités bien mises en valeur par des scénarios dans lesquels on apprend des anecdotes sur les demoiselles, leurs amitiés au sein du groupe, leurs passions, la difficulté de leur travail (qui n’est pas cachée, c’en est presque trop honnête), sans pour autant toucher au mythe des idoles parfaites. Car les AKB sont jeunes, belles et pures. Les relations s’arrêtent de ce fait toujours à la déclaration d’amour. Pas de scènes vraiment intimes avec tout au plus un baiser à la caméra, leur image reste saine et tout public. En revanche, je ne vois pas quel intérêt auront la plupart des femmes et des enfants pour ce jeu. Comme les 90% des jeux du genre, Renai Sousenkyo s’adresse à un public masculin entre 13 et 30 ans. L’éditeur Namco/Bandai l’a d’ailleurs bien compris en sortant une édition Collector contenant des photos des jeunes filles, et en proposant une tonne de contenus téléchargeables payants (tout acheter coûte bien plus cher que le jeu au passage tellement les tarifs sont prohibitifs) qui permettent de vêtir les différentes filles en maillot de bain plutôt que dans leur tenue civile pendant les phases de dialogue. Il est d’ailleurs à noter que la possibilité de prendre des captures d’écran, habituelle pour les jeux sur PS Vita, a été désactivée pour celui-ci. De quoi pousser certains à acheter les cartes disponibles en magasin et toutes sortes de produits dérivés à l’effigie des starlettes.

Pour ma part, n’ayant que peu d’intérêt pour ce groupe hormis la jolie frimousse de certains membres, pas désagréables à regarder, je m’en suis servi comme support pour étudier le japonais. S’il faut tout de même avoir des bases solides pour profiter des petites histoires (non pas qu’elles aient grand intérêt, mais quitte à passer du temps sur le jeu, autant comprendre ce que l’on fait) et ne pas être rapidement gagné en lassitude, le ton employé, les situations de la vie de tous les jours et leur variété font que c’est un outil non négligeable et assez ludique pour progresser à son rythme dans l’apprentissage. C’est toujours moins austère qu’un livre de cours ou qu’un DVD scolaire, même si je dois avouer que je me suis parfois senti un peu mal à l’aise à devoir « interagir » avec des filles n’ayant parfois même pas la moitié de mon âge (elles ont entre 12 et 27 ans). Si vous n’avez d’affinités ni pour le groupe, ni pour le japonais, vous pouvez passer votre chemin. Pour les concernés, ça reste un produit marketing correct avec une durée de vie très conséquente si vous comptez tout débloquer (j’ai dû mettre 150h en calculant à la louche). Comme tout produit dérivé, AKB 1/149 Renai Sousenkyo est inutile donc indispensable pour sa collection personnelle.

À qui s’adresse AKB 1/149 Renai Sousenkyo: à ceux qui rêvent de fréquenter plus intimement MAEDA Atsuko ou OSHIMA Yuuko, et qui maitrisent un tant soit peu le japonais.

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À propos de l'Auteur

Administrateur du site "japonpratique.com". Ayant un amour incommensurable pour ce pays et ses habitants depuis tout petit, je partagerai ma passion à travers de nombreux articles sur le cinéma, la musique, la littérature, les mangas, les dramas ou encore les jeux vidéo.

2 commentaires

  1. Super article,j’ai trouvé le AKB 1/48 collector pour moins de 15e(état impeccable et complet) au Japon du coup faut vraiment être fan et avoir de très bonne notion de japonnais, je met des réponses au hasard mais je me laisserais bien tente par le AKB 1/149 juste pour la collection.

    • Si tu es fan, le Collector du 1/149 est assez sympa tellement il y a de trucs. Si tu n’es plus au Japon, tu peux le trouver à 54€ pour la version PSP et 80€ pour la version PS Vita sur Pay-Asia.
      Après c’est sûr qu’il faut avoir plus que des notions pour profiter du jeu en lui-même. Il ne présente aucun intérêt si on ne comprend rien aux petites scénettes. À toi de voir si l’investissement vaut le coup.

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