Celeb to Bimbou Tarou

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7 Très bon

Celeb to Bimbou Tarou ne révolutionne pas le genre Romance dans les dramas, mais son traitement assez particulier et sa bonne dose de divertissement en fait une série très recommandable. Son casting sympa et son univers en font un bon moment pour toute la famille, même si quelques concessions sur les délires notamment lui auraient valu une meilleure place au panthéon des immanquables.

  • Note des Utilisateurs (1 Votes) 8.3

Celeb to Bimbou Tarou (セレブと貧乏太郎), encore une histoire d’amour avec une nouvelle fois UETO Aya en tête d’affiche. Mais la présence de KAMIJI Yusuke pour partenaire promet quelques bons moments pour ce drama diffusé en 2008 sur la Fuji TV. Faut-il s’y attarder ?

Encore et toujours l’amour

KAMIJI Kamiya joue le rôle de SATOU Tarou, un veuf père de 3 enfants en bas âge. Pauvre (Bimbou) depuis toujours, sa situation a empiré depuis la mort de sa femme, emportée par la maladie. Passant de boulots en boulots, il finit par hasard en tant que chauffeur de la célèbre (Celeb) styliste MITAZONO Alice à qui tout réussit. Fille gâtée et pleine de caprices, son train de vie de milliardaire fait d’elle l’exact opposé de SATOU. Malgré toutes leurs différences, ces deux là vont apprendre à se connaitre, et peut-être plus encore…

Un jeu extrême

La princesse et le pauvre, ce n’est pas tellement nouveau comme thème. Sans partir dans les mêmes extrêmes que Celeb to Bimbou Tarou, le déjà présenté « Tatta Hitotsu no Koi » explorait également cet univers par exemple. Alors qu’est-ce qui change ici ? Et bien les extrêmes justement. Car si Alice est d’une richesse démesurée et dépense des millions en quelques secondes pour des choses parfois futiles, Tarou est lui dans une situation proche de SDF. Avec ses 3 enfants nourris au riz et à l’œuf (un pour 4, quand leur poule veut bien leur en offrir un dans la journée) dans une maison qui tient à peine debout, c’est assez dramatique. Heureusement le drama ne verse que très rarement dans le larmoyant, on reste dans le vrai divertissement.

Mais ces extrêmes sont parfois tellement poussés que le drama part en roue libre, les auteurs semblant perdre le contrôle de leur histoire. Si les situations se tiennent dans leur vraisemblance au début, le grand n’importe quoi prend peu à peu le pas pour nous emporter toujours plus loin dans le burlesque. La fin en pâtit d’ailleurs avec ses incohérences, ses gags sortis de nulle part et qui tombent un peu à plat. Un léger manque de constance qu’on pardonne aisément.

Un couple irrésistible

En effet, grâce au duo de choc cela reste tout de même fort plaisant à suivre. J’avais peur pour l’image d’UETO Aya (Attention Please, Thermae Romae, Azumi…) qui aurait pu en prendre un coup avec ce rôle de grosse bourgeoise hors des réalités et du « monde réel ». C’est pourtant tout le contraire. Certes, elle est parfois « chipie » avec ses lubies et son pouvoir que lui confère l’argent, mais le fait est qu’elle reste adorable, jamais détestable. Comme d’habitude avec cette actrice, son pétillant et son physique y sont pour beaucoup.

Mais la grosse découverte du drama reste KAMIJI Yusuke. Il m‘avait laissé de marbre dans CROW ZERO 2, et je n’ai aucun souvenir de lui dans Gokusen ou At Home Dad. Mais en tant que premier rôle, il explose à l’écran. Avec son faciès singulier et sa bonhommie d’où transpirent une naïveté et une innocence proches de la bêtise, il nous emplit le cœur de bonne humeur. Si le couple qu’il forme avec Alice est des plus improbables, on a juste envie d’y croire à mort pour leur futur. Une recette simple, mais très bien menée.

Les autres personnages sont également de qualité avec en tête de liste la toujours charmante KUNINAKA Ryoko (Strawberry Night, Kekkon Dekinai Otoka) qui sert de référence de par sa normalité et de lien entre les deux univers en tant qu’amie d’enfance de Tarou et employée d’Alice, KASHIWABARA Takashi (Byakuyakou, Itsumo Futari de) en Golden Boy TRÈS classe qui sert de méchant de l’histoire en se plaçant en tant que rival de Satou, mais aussi WAKAMURA Mayumi (Tempest, Puzzle) en mère tyrannique totalement déjantée. Les différents commerçants du quartier où vit Tarou, les employés d’Alice, les hommes de main de sa mère et même le président Obama ( !), tout ça forme un microcosme assez hétéroclite et assez personnel, jusqu’à un final en dents de scie donc. L’Ending Theme étant la chanson des Ikimonogakari « Kimagure Romantic », on finit de toute façon à chaque fois sur une bonne note ♪.

Pas de quoi se priver: avec un vaste champ de sujets abordés, le drama se renouvelle sans cesse pour nous proposer de très bons moments. À regarder en famille lors de longues soirées d’hiver.

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À propos de l'Auteur

Administrateur du site "japonpratique.com". Ayant un amour incommensurable pour ce pays et ses habitants depuis tout petit, je partagerai ma passion à travers de nombreux articles sur le cinéma, la musique, la littérature, les mangas, les dramas ou encore les jeux vidéo.

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