Nanoblock, le Lego made in Japan

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Pour tous les fans de jeux de construction type Lego, sachez que le Japon a aussi sa marque très (trop ?) similaire dans le montage de petites briques: Nanoblock. Voici une présentation de ces mini-blocks.

Le monde, en tout petit

Alors que Lego existe depuis 1949 et est maintenant la première marque mondiale de jouets devant Mattel, Nanoblock a vu le jour en 2008 sous l’égide du constructeur de jouets japonais Kawada. Le principe en est le même, à la limite du plagiat de la marque danoise, à savoir des petites briques que l’on emboite les unes aux autres pour arriver à des formes étonnantes en suivant un schéma établi. Mais si le fond est analogue, Nanoblock tire sa particularité dans la taille de ses briques et donc des édifications qui en découlent. Comme son nom l’indique, Nanoblock utilise des parpaings de taille nano.

nanoblock

Comparaison entre une brique Nanoblock (en haut) et une brique Lego (en bas)

L’autre particularité de Nanoblock est de ne proposer que des pièces « classiques » : des cubes, des briques, des parallélépipèdes, des lignes, et c’est à peu près tout. Cela donne des ouvrages un peu plus abstraits mais très décoratifs. Avec ce style de produits, on se rapproche beaucoup du pixel art qui existe dans le monde du jeu vidéo : des choses cubiques assez peu précises, mais qui donnent un réel coup de pouce à l’imagination. Nanoblock s’est d’ailleurs spécialisé dans les choses existant réellement, à commencer par les monuments célèbres (la Tokyo Tower, la Tokyo Sky Tree, la Tour Eiffel, le Mont St Michel, le Château d’Osaka, la Tour de Pise…), avant de se décliner depuis quelques temps dans d’autres domaines (on trouve des petits animaux, des licences connues comme Disney ou Pokémon, des objets usuels…).

Pas des jouets, des œuvres d’art

Contrairement à Lego qui est accessible aux plus jeunes comme au plus âgés, avec de vrais jouets modulables remplis de personnages et d’accessoires, Nanoblock se destine quant à lui plus à la décoration. La complexité et la fragilité de ses constructions le prive d’autres utilisations, et surtout empêche les enfants de s’y adonner dès que le montage se complexifie.

Étant grand amateur de Lego depuis toujours, les Nanoblock m’apportent de nouveaux challenges (si l’on peut dire), différents mais tout aussi ludiques. Je vous présente ici ma dernière acquisition de 400 pièces, fraichement construite en 2h30 de temps alors qu’il me faut seulement moitié moins de temps pour un Lego au nombre de pièces équivalent.

La Statue de Masamune Date :

1. Le déballage

Chaque pièce est vraiment minuscule, il est facile de les perdre. Il est conseillé de les trier par couleurs pour s’y retrouver plus vite. Je ne m’embarrasse pas de cette étape, le tout est de se mettre sur une surface bien plane, comme un vrai puzzle. La boîte est toujours ainsi stylisée. Quant à la notice, elle tient sur une page ce qui parait très succinct quand on compare avec Lego et ses notices de 50 à 200 pages.

2. Le socle

On empile les briques pour faire une base solide, avec un côté « Arche perdue » dans la représentation. Le tout est solide une fois monté, même si dans les étapes intermédiaires ça n’est pas toujours le cas.

3. Masamune Date sur son cheval

Si le corps du cheval a été assez simple de par sa compacité, les pattes, le positionnement sur le socle et le montage du Daimyō  a été une autre paire de manches. D’une instabilité certaine due à la finesse des points d’appui, il m’a fallu pas mal de patience pour en venir à bout.

4. La touche finale

L’arbre n’a été qu’une formalité, et le résultat final est conforme à mes attentes. Si le Daimyō n’est pas très détaillé au vu de la taille lilliputienne de l’édifice, il est assez reconnaissable avec sa posture et son casque de « Kabuto ». Même le sabre est présent. Notez le nomre important de pièces restantes à la fin du montage, j’ai même cru avoir manqué une étape. Lego fait de même, mais est beaucoup moins généreux sur le nombre de doublons.

J’y ai adjoint un Lego comportant globalement le même nombre de pièces pour la comparaison finale. Masamune fait au final la taille de la Minifig, qui rentre elle-même complètement dans la tête du robot-samouraï. Incomparable, aussi bien au niveau de la taille que du rendu.

Nanoblock a clairement su trouver sa voie en utilisant une formule vieille de plus de 60 ans. Aucune concurrence, deux états d’esprit différents. Et vous, vers qui vont vos préférences?

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À propos de l'Auteur

Administrateur du site "japonpratique.com". Ayant un amour incommensurable pour ce pays et ses habitants depuis tout petit, je partagerai ma passion à travers de nombreux articles sur le cinéma, la musique, la littérature, les mangas, les dramas ou encore les jeux vidéo.

4 commentaires

    • Ah? Je trouve les prix plutôt bons moi. Pour 10€ on a de très bonnes constructions. C’est sûr que les acheter en import fait tout de suite monter les prix, mais on peut se faire plaisir sans se ruiner. J’ai acheté le Masamune Date ä 16€ par exemple. Pour 400 pièces, c’est pas mal je trouve.

    • Vraiment sympa votre site, il y a pas mal de Nanoblock que je ne connaissais pas. J’irai surement me tenir informé des nouveautés pas nanoblock-france dorénavant.

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