Persona 3 Dancing Moon Night / 5 Star Night, let’s groove tonight!

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8.0 Excellent

Atlus nous offre un duo de choc pour nous emmener nous défouler sur les pistes de danse. On pourrait arguer d'une prise de risque minimum avec des jeux très semblables dans leur conception, et une politique tarifaire légèrement douteuse. Mais le fait est que ça fonctionne toujours aussi bien. Chaque jeu a droit à sa représentation fidèle qu'on pourrait presque qualifier d'hommage au boulot de SHOJI Meguro, ainsi qu'à toute l'équipe de designers. Si l'intérêt sera bien moindre pour les non-initiés, ces deux jeux apparaissent comme indispensables pour les fans de la série qui aiment se trémousser le samedi soir.

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Persona 4 avait été affublé d’une suite surprenante avec l’épisode Dancing All Night, un jeu de rythme. Il faut croire que le studio Atlus est content des résultats obtenus puisqu’il a décidé de poursuivre en ce sens avec Persona 3 Dancing Moon Night et Persona 5 Dancing Star Night sur PS4/PS Vita. Pour quel résultat?

Quand on aime, on ne compte (presque) pas

Persona DancingPersona a explosé aux yeux de tous grâce au 5ème volet qui fut un énorme succès sur Playstation 3 et 4 avec plus d’1,5M de copies vendues dans le monde. On a eu par la suite une large revue de produits dérivés comme des mangas, une série animée , des figurines bien sûr, et donc un jeu de danse nommé Persona 5 Dancing Star Night (P5SN). Pas si surprenant après avoir effectué la même démarche sur Persona 4. Mais là où Atlus a déconcerté son public, c’est en appliquant cette idée à Persona 3 pour accoucher de Persona 3 Dancing Moon Night (P3DMN). Populaire auprès des initiés de RPG  japonais, le jeu date tout de même de 12 ans (6 en prenant sa version Portable sur PSP sortie assez tard en Europe). Mais quand on sait que la bande originale du jeu a été composée par SHOJI Meguro, comme pour le 4 et le 5, on ne peut qu’espérer un résultat à la hauteur. D’autant que sa richesse et son univers n’ont rien à envier à ses successeurs.

Nous voilà donc avec 2 nouveaux jeux pour le prix…. de 2. Car si les titres partagent la même date de sortie, Atlus a tout de même tenu à les vendre séparément, au tarif habituel. Soyons clairs, ça pique carrément au niveau du porte-monnaie. Un bundle spécial les regroupant est tout de même disponible, pas spécialement à un tarif avantageux, mais avec tout de même en « bonus » la tracklist complète en 4 CD, un lot pour chaque jeu de costumes à télécharger (2400¥ si vous comptez les prendre à part), le tout dans une jolie boîte cartonnée. Pour le contenu additionnel, c’est la même tambouille que pour l’épisode précédent avec des chansons allant de 350¥ pour les plus simples (un petit dessin animé en guise de clip) à 1000¥ pour les plus élaborées (de nouveaux personnages modélisés). Même chose pour les packs de costumes vendus 1000¥/1200¥. Le contenu de départ est tout de même suffisant pour ne pas se sentir obliger de repasser à la caisse, pas de quoi crier au scandale. Certains DLC sont d’ailleurs gratuits, même s’il s’agit surtout de remixes de pistes déjà présentes (mais il y a un costume Sonic pour Morgana!). Avis aux chasseurs de trophées également, il faudra une petite douzaine d’heures pour décrocher le platine de chaque itération. Vite fait bien fait.

 

Ils m’entraînent au bout de la nuit!

Persona DancingP3DMN et P5DST proposent une construction similaire avec un mode « Dancing » regroupant 25 chansons/remixes jouables dans 4 modes de difficulté (sans compter les DLC gratuits et payants), un tutoriel, un mode « Commu » remplaçant le mode Story de P4 Dancing All Night (P4DAN), et un mode « Collection » pour accéder aux scores et apprécier les différents personnages sous toutes les coutures. Que du très classique, tout comme pour le gameplay calqué sur le 4. Il s’agit toujours de valider en rythme les notes distribuées dans une architecture circulaire, avec des variantes longues, des notes « scratch, des doubles. Pas la moindre nouveauté, mais c’est tellement efficace qu’il n’y avait pas besoin d’en rajouter. Cela confère aux 3 jeux une certaine unité, et permet de revenir au 4 sans ressentir de manque.

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Là où les 3 et 5 se distinguent, c’est par « l’absence » du mode Histoire. Si celui de P4DAN était décrié par une partie des joueurs notamment à cause de dialogues interminables, il avait le mérite de continuer sympathiquement l’aventure. Atlus a cette fois pris le parti de créer un mode Story déguisé dont lidée de départ est que la bande de héros de chaque jeu se retrouve à devoir participer dans un rêve commun à un concours de danse organisé d’une part par Elizabeth (P3DMN), d’autre part par les jumelles Justine et Caroline (P5DSN). Le mode « Commu » regroupe un ensemble de saynètes en rapport avec cette introduction, à débloquer en remplissant certaines conditions dans le mode Dancing (jouer tel nombre de chansons, porter tel nombre de costumes différents,d’accessoires, atteindre des paliers de combos, de notes parfaites…). Ces saynètes sont des dialogues de 3-4 minutes se passant dans la Velvet Room transformé en club du nuit pour la plupart, puis dans la chambre des protagonistes ensuite. Si, pour ceux qui ne connaissent pas les jeux d’origine, cela ne présente aucun intérêt (il en est de même pour l’expérience complète), les fans apprécieront ces dialogues quand ceux-ci ne s’attardent pas sur le fait de trouver de nouveaux pas de dans ou sur leurs moments de doutes quand à leur capacité à enflammer le dancefloor…. Le petit plus est que vous aurez la possibilité de visiter en détail la chambre d’Ann, Yukari, Ryuji, Ken, Makoto, Mitsuru Akihiko, Haru, Futaba, Fuuka, Aegis…., avec une chasse au trésor à la clé. Plutôt divertissant, cela apporte une diversité bienvenue quand on enchaîne les dialogues (on peut les passer, mais il faut au moins les lancer pour débloquer de nouvelles tenues et accessoires).

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I like to move it, move it!

Mais tout ça paraît presque qu’accessoire face au principal intérêt qui est d’exécuter des chorégraphies inspirées sur des morceaux mythiques tantôt Acid Jazz (P5DSN), tantôt Rap/Funk (P3DMN) en retrouvant des personnages que l’on aura accompagné pendant plus d’une centaine d’heures dans leurs aventures. L’habillage des deux titres est d’ailleurs remarquable, tant par leur fidélité au matériau d’origine que par leur clarté. Alors que Persona 5 Dancing Star Night se voit affublé d’une belle robe rouge et noire tout en contrastes, le Persona 3 se pare lui de plus de légèreté dans son costume bleu de parade. Avec des scènes de danse reprises des lieux légendaires des RPG, on se replonge avec plaisir dans les deux univers bien distincts. On comprend alors pourquoi Atlus n’a pas regroupé les deux softs sur un seul support tant ils sont opposables, même si on aura aimé un geste au niveau financier.

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Persona 3 Dancing Moon Night et Persona 5 Dancing Star Night offrent finalement peu de surprises pour qui connait leur précurseur. Mais la qualité de la bande-son, la justesse du gameplay et l’enrobage rutilant font de ces jeux de rythme des indispensables. À noter qu’une sortie occidentale est prévue début février 2019 sur PS4 et PS Vita (uniquement en téléchargement pour cette dernière), le tout doublé en français contrairement à l’épisode 4 qui se contentait de l’anglais. On en redemande!

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À propos de l'Auteur

Administrateur du site "japonpratique.com". Ayant un amour incommensurable pour ce pays et ses habitants depuis tout petit, je partagerai ma passion à travers de nombreux articles sur le cinéma, la musique, la littérature, les mangas, les dramas ou encore les jeux vidéo.

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