Persona 4 Dancing All Night, Music Start!!

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8.0 Excellent

Atlus a surpris tout le monde en sortant la suite de Persona 4 sous forme de jeu de rythme. Mais quand on voit le résultat plus que probant, on ne peut que saluer la prise de risque et plonger une nouvelle fois dans cet univers si attachant. Un gameplay aux petits oignons, une bande-son toujours exceptionnelle, un contenu riche et varié, la licence peut s’enorgueillir d'accueillir cet épisode Dancing All Night.

  • 8
  • Note des Utilisateurs (1 Votes) 10

Persona 4 et son remake The Golden ont connu un grand succès, si bien qu’Atlus a décidé d’en faire une suite sous forme… de jeu de rythme. Pas forcément bien accueillie, cette annonce a au moins suscité de l’intérêt. Alors que penser de ce Persona 4 Dancing All Night ?

Un jeu de quoi??

persona 4 dancing all nightJe voue un véritable culte à Persona 4 que j’ai découvert réellement à la sortie de la version PS Vita, c’est-à-dire Persona 4 The Golden, qui est à la base un jeu de rôle japonais mettant en scène NARUKAMI Yuu et ses amis en prise avec le mal qui ronge la petite bourgade d’Inaba. Armés de leur Personas (une sorte de moi profond matérialisé en combattant aux pouvoirs magiques), ils mènent une lutte acharnée contre les Shadows qui essayent de conquérir notre monde, tout en continuant autant que faire se peut leur vie de lycéens. Pour plus de précisions, je vous renvoie à ma critique complète postée précédemment. Rarement une aventure ne m’aura autant porté et ne m’aura impliqué dans un monde virtuel. Alors quand j’ai appris qu’Atlus s’activait à la création d’une suite directe, j’étais véritablement aux anges. Ce ne fut pas le cas de tout le monde quand cette annonce a été couplée au fait qu’il sortirait sous forme de jeu de rythme. Si le genre est plutôt populaire au Japon, ce n’est pas vraiment le cas dans nos contrées. Pour ma part, cette déclaration n’a fait que renforcer mon envie de poser les mains dessus, mon amour pour les jeux musicaux rajoutant encore une couche à mon excitation. Sans parler du fait que le studio responsable de Hatsune Miku Project DIVA était en collaboration pour créer la partie ludique…

« avec une musique très jazzy, en faire un jeu musical tombait presque sous le sens« 

Si la transformation en « rythme game » de la licence prête à l’interrogation dans un premier temps, il faut tout de même savoir que la Bande Originale de Persona 4 composée par SHOJI Meguro est l’un de ses principaux atouts. Avec une musique très jazzy, en faire un jeu musical tombait presque sous le sens. Mais le studio japonais n’a pas pour autant « trahi » les fans puisque, s’il a donc remplacé les combats au tour par tour du RPG par des démonstrations de danse, le reste des ingrédients est toujours présent. L’univers de base est respecté au point tel que les liens entre personnages, si précieux, apparaissent une nouvelle fois. L’habillage est quant à lui très soigné, entre la bande-son de qualité, la partie visuelle très travaillée et les chorégraphies inspirées.

Bande-annonce américaine

Raconte moi une histoire

persona 4 dancing all nightPour combler tout le monde, Dancing All Night comporte deux modes de jeu distincts : le Mode Story et le Free Mode (sur lequel je reviendrai plus loin). Pour ce qui est du mode Histoire, il s’agit de suivre nos amis tout juste un mois après les événements survenus à Inaba. Rise a repris ses activités dans le show-business et s’apprête à participer à un concours de danse. Ayant besoin de backdancers, elle fait appel à ses amis et leur apprend donc les ficelles pour devenir les nouveaux Travolta.
Mais une rumeur circule : le site du concours serait maudit. S’il est consulté à minuit, la vidéo d’une ancienne Idole maintenant décédée se déclencherait. En regardant ladite vidéo, on disparaîtrait sans laisser de traces. Alors quand les amies de Kanami (la remplaçante de Rise lorsque celle-ci avait fait un break) deviennent introuvables, le lien est vite fait. Rise, Yuu, Yukiko, Chie, Yosuke, Naoto, Kanji et Kuma décident de leur porter secours (comme ils l’avaient fait dans l’opus précédent) en se faisant aspirer volontairement dans le monde des Shadows. Mais à leur arrivée, ils se rendent compte que leur Persona ne leur est d’aucune aide. Ils doivent combattre ces nouveaux ennemis grâce à leurs pas de danse fraîchement acquis.
Pendant ce temps, Kanami, aidée de Ryotaro (inspecteur et oncle de Yuu) et de sa fille Nanako, enquêtent de leur côté. Mais ce qu’ils découvriront dépassera tout ce qu’ils auraient pu imaginer.

Galerie des personnages

 

S’il est TRÈS agréable de retrouver toute la clique, les nouveaux personnages s’intègrent bien au casting. Tout ce petit monde se dévoile sous forme de Visual Novel, un roman interactif où l’on ne fait que lire en restant spectateur, jusqu’à l’apparition d’un « combat », seul moment où vous ne serez plus passif, hormis les réponses que l’on peut choisir parfois. Et entre deux shows, autant dire qu’il va falloir en avaler de la lecture. Là encore, si l’Occident n’est pas très fan de ce système, cela se prête encore une fois très bien à la narration (le Persona 4 était déjà très bavard pour un jeu de rôle). Le fait qu’il ne soit pas traduit en français (s’il est maintenant sorti aux États-Unis, il sortira en France le 6 novembre mais toujours en anglais) ne plaidera pas en sa faveur non plus. Moi qui l’ai fait en japonais, j’ai subi quelques coups de fatigue quand pour entrer en action il m’a fallu enquiller 1h30 de lecture dans la langue de TEZUKA ^^! Il est à noter que le doublage japonais est parfait. Atlus avait fait du bon boulot pour les doublages américains de P4, je ne doute pas du même résultat pour la version à venir dans l’Hexagone. Et si le scénario n’est pas foufou (pas mal de redite avec la préquelle), il contentera largement les adorateurs de la série. Par contre, il vaut mieux avoir fait le précédent pour comprendre la plupart des choses, le jeu n’étant pas très sympa avec les nouveaux venus.

Il y en a un peu plus…

persona 4 dancing all night

persona 4 dancing all night

Et puis quand vraiment cela devient trop long pour vous tenir éveillé, passez à loisir dans le second mode de jeu, le Free Mode. Comme son nom l’indique, il s’agit de jouer comme bon vous semble à la partie « Rythme » sur toutes les chansons du jeu. Il faudra bien sûr en débloquer une bonne partie, toujours dans le même mode (réussir une chanson débloque la suivante) pour arriver à un total correct de 29 chansons, la moitié étant des remixes. Performer dans tous les niveaux de difficulté et choisir des partenaires ainsi que des tenus différentes vous permettra d’acheter d’autres tenus et accessoires fleurant bon le fan-service. Vous pourrez même débloquer certains bonus vous offrant la possibilité de changer légèrement la façon de jouer (les touches arrivant dans le désordre, plus ou moins rapidement, ou carrément non indiquées pour les plus téméraires). De quoi vous occuper quelques heures, surtout si vous cherchez du challenge. Le 4ème niveau de difficulté devrait vous résister un bon moment même si vous êtes un habitué des pistes de danse sur le petit écran. Sachant que le jeu propose en sus ses propres médailles en plus des trophées Playstation d’usage (platine décroché en 27h de jeu pour les chasseurs de trophées), vous obtenez une petite cinquantaine d’heures devant vous pour en voir le bout. Pour les gros fans, notez que vous pouvez profiter des clips en tant que simple spectateur. De quoi assister à un véritable concert.

Le seul vrai drame est de « devoir » acheter certaines chansons indispensables en DLC, c’est-à-dire avec de la vraie monnaie, alors qu’il aurait semblé logique de les trouver dans la version de base. Devoir débourser 5€ pour profiter de True Love, ou même 7€ pour voir apparaître Adachi ou Marie est un petit scandale. Alors oui, le jeu est de qualité, mais ça fait rapidement monter la note si vous désirez tout prendre. Je ne parle pas de la multitude de costumes et d’accessoires (lunettes, chapeaux) qui s’ils sont hors de prix restent bien plus facultatifs et juste mis à contribution pour renforcer le fan-service. La présence de HATSUNE Miku (encore une fois seulement si vous lâcher un peu d’argent) reste également un bonus appréciable, d’autant qu’elle est bien intégrée. À noter que quelques chansons et costumes étaient tout de même gratuits au lancement (information à confirmer pour la version européenne).

Mis à part ce petit raccroc (malheureusement imputable au modèle économique actuel des jeux vidéo), Persona 4 Dancing All Night ne souffre d’aucun reproche. Si le mix « jeu de rythme/visual novel » empêchera son plébiscite, force est de reconnaître que c’est un résultat au-delà de mes espérances. P4DAN ose, et c’est avec bonheur qu’il réussit sa métamorphose et à mettre à notre disposition une suite rafraîchissante.

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À propos de l'Auteur

Administrateur du site "japonpratique.com". Ayant un amour incommensurable pour ce pays et ses habitants depuis tout petit, je partagerai ma passion à travers de nombreux articles sur le cinéma, la musique, la littérature, les mangas, les dramas ou encore les jeux vidéo.

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