S’enregistrer à l’ambassade de France au Japon

3
Pocket

E n s’installant au Japon, il est toujours bon de se signaler auprès du service consulaire. Dans cet article je vous explique les démarches pour s’enregistrer à l’ambassade de France au Japon et ainsi obtenir son NUMIC, le numéro d’identification consulaire des Français vivant à l’étranger.

|S’inscrire au registre des Français de l’étranger.

Signaler sa présence à son ambassade n’est pas une chose à laquelle on pense forcément mais cela peut se révéler utile dans de nombreux cas, en particulier lorsqu’il s’agit d’une destination jugée « à risque » comme l’est le Japon avec ses catastrophes naturelles comme les typhons, les tremblements de terre, les tsunamis et autres que je liste dans l’un de nos articles disponible ici.

|Le NUMIC, le numéro d’identification consulaire

Carte de registre des français

L’enregistrement se fait directement sur le site internet de l’ambassade. Vous pouvez également vous enregistrer à l’ambassade française à Tôkyô à la section consulaire si vous ne disposez pas de connexion internet. La démarche consiste simplement à remplir un formulaire et à fournir quelques pièces justificatives. Vous aurez alors un relevé intégrale d’inscription (RIF) disponible à tout moment dans votre porte-document sur le site du service public, ainsi qu’un NUMéro d’Identidification Consulaire (NUMIC) assigné.  Ce numéro vous est attribué à vie et vous suivra, quel que soit le pays étranger où vous irez. 

L’intérêt de vous enregistrer est de vous permettre entre autre de bénéficier de vos droits civiques en matière d’élections nationales, et peut s’avérer indispensable lors de la réalisation de certaines démarches administratives. Mais le plus important selon moi est de permettre à l’ambassade de vous localiser en cas de crise majeure, et de servir de relai avec vos proches si vous êtes incapable de le faire le cas échéant.

J’ai pu en faire l’expérience en 2011 lors du grand tremblement de terre et l’incident nucléaire qui a suivi. L’ambassade de France a eu une réaction exemplaire en prenant contact avec moi par le biais d’un représentant local appelé « chef d’îlot ». Il y avait beaucoup d’incertitudes et une certaine confusion autour des rejets radioactifs. Cet expatrié relai de l’ambassade m’a alors remis des comprimés d’iode (servant à limiter les effets négatifs sur la thyroïde en cas de radiations dans l’environnement) pour ma famille et moi-même. L’ambassade avait aussi mis en place un plan d’urgence d’évacuation du territoire Japonais pour les ressortissants et voyageurs français le désirant.

Au-delà de ces événements exceptionnels, l’ambassade peut aussi intervenir pour des affaires plus personnelles, arrestation, accident, etc… Se signaler auprès de l’ambassade de France au Japon n’a donc que des avantages, pensez-y !

Vous enregistrer

Pour ce faire, rendez-vous sur cette page et remplissez les informations demandées. Si vous n’avez pas encore de compte sur le site du service public, vous devrez en créer un. Vous pouvez rattacher ce compte en vous identifiant avec votre profil utilisé pour la déclaration en ligne des impôts. Si vous êtes déjà inscrits, vous pouvez mettre à jour vos informations ou accéder à tout moment à votre profil en passant par cette page.

Prenez soin de fournir les pièces suivantes :

  • Pièce d’identité (carte d’identité ou passeport)
  • Justificatif de résidence (avis de paiement, contrat de location, carte de résident…)
  • Photographie d’identité

 

Comment se rendre à l’ambassade de France au Japon

Adresse : 4-11-44 Minami-Azabu, Minato-ku 106-8514 Minato-ku Japon
Station la plus proche :  Metro Ligne Hibiya, Station Hiroo (H-3) – Sortie n°1
❖ Heures d’ouverture: Du Lundi au vendredi de 9h00 à 12h00. Tous les après-midi sur RDV de 14h00 à 17h00 sauf le vendredi après-midi.
❖ Tel : 03 5798 6000

Accès : Apple Map ¦ Google Map


Sur le même sujet

Sur le Web

Partager.

À propos de l'Auteur

Fondateur du site et coresponsable éditorial de Japonpratique.com. Josias est expatrié et marié à une Japonaise depuis 2011. Sa vie faite de hauts et de bas lui ont donné envie de partager et d’aider ses compatriotes francophones tentés par l’aventure japonaise.

3 commentaires

  1. Je suis content que tu parles de la période de mars 2011.
    Car j’étais au Japon (et encore) à ce moment là. Un ami était venu de France chez moi pendant 2 mois et comme par hasard pendant cette période.
    Ni lui, ni moi, ne nous sommes fait contacter par l’ambassade. Personnellement les cachets ne m’intéressaient pas mais mon amis si. Il avait téléphoné à l’ambassade pour savoir quoi faire et avoir des cachets. Ils lui ont répondu qu’ils étaient fermés et qu’il fallait aller jusqu’à Kyōto… Comme quoi on a des expériences différentes, et je garde une image négative de l’ambassade.

    Par contre par la suite, ils ne se sont pas gênes pour envoyer des sondages pour « suivre » notre expérience et nos entrer dans les statistiques.
    C’est intéressant, car de mon côté j’étais au Japon depuis plus de 5 ans à ce moment là et mon ami, un mois.
    Enfin, lui n’était pas enregistré mais voyageur.

    • Bonjour JB,
      Tout d’abord merci pour ton commentaire :),
      J’abonderai dans ton sens concernant, de mémoire, les premières 48 h suivant le tremblement de terre. En effet nous nagions en pleine confusion et sans me faire l’avocat de l’ambassade, il en a été de même pour eux aussi. Ils ont été pris de court et ont été assurément débordés par l’afflux des demandes.

      Comme je l’indique dans l’article, je n’ai pas été contacté (ni cherché à le faire) par l’ambassade, mais par le chef d’îlot (qui est lui en revanche en contact direct avec l’ambassade). Celui-ci m’a contacté par téléphone (grâce aux coordonnés fournis lors de mon enregistrement) et m’a donné RDV dans une station de Tōkyō pour me remettre les comprimés d’iodes. Cet homme était d’ailleurs bien équipé puisqu’il avait un énorme téléphone satellitaire, ce qui m’avait marqué à l’époque. En parallèle, mon colocataire a quant a lui pu bénéficier du plan d’évacuation d’urgence mise en place par l’ambassade. S’il le désire, il pourra apporter son témoignage ici même. Il est corédacteur de ce site.

      Par la suite l’ambassade a tenu à plusieurs reprises des réunions/conférences d’informations afin de nous tenir informés sur la crise nucléaire. Avec comme intervenant les spécialistes de l’IRSN. À l’époque j’avais enregistré ces conférences que tu peux retrouver sur YouTube => en cliquant ici

      Si je me base sur ton témoignage, je pense que l’enregistrement au registre des Français de l’étranger a vraiment fait la différence. Ce qui explique la différence de nos expériences pendant et après la crise.

      Quelques mois plus tard, l’ambassade a pris contact avec nous pour nous mettre en relation avec la Chambre de commerce française au Japon afin d’aider les Français ayant perdu leur emploi à cause de la crise.

      La gestion de la crise par l’ambassade n’a pas été parfaite, il y a eu une période de confusion voir de désorganisation pendant les premières 48 h mais ils se sont largement rattrapé par la suite.

Laisser un message