Dragon Ball Super: Broly, le retour de la vengeance

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8 Excellent

Dragon Ball Super : Broly signe en fanfare le retour d'un personnage emblématique de l'univers. Avec une histoire revisitée pour se glisser dans la série canonique, le film débouche sur un des meilleurs combats de la saga. Si on peut regretter le manque d'originalité (mais pas d'audace), le tout se révèle tellement efficace qu'on replonge tel un gamin un mercredi matin des années 90.

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Dragon Ball Super : Broly est enfin présent sur les écrans japonais. Malgré la réception plus ou moins bonne de la nouvelle série « Super », la sortie d’un film est toujours un évènement. Que vaut donc cette suite directe.

L’histoire sans fin

broly

Dragon Ball Super : Broly prend le parti de continuer l’anime, et son histoire se passe donc directement après le tournoi des différents univers. Son Goku et Végéta s’entraînent toujours dans le cas où des adversaires encore plus forts que Jiren se montreraient. Freezer de son côté fomente sa revanche contre Goku, et profite de sa venue sur Terre pour rassembler les Dragon Balls afin de réaliser son souhait (que je garderai secret). Mais là où le film a surpris son monde lors de son annonce, c’est sur le fait de réécrire entièrement la légende du guerrier millénaire et de l’inclure dans la chronologie officielle de la série, avec quelques conséquences chronologiques qui en résultent. Oubliez donc l’OAV de 1993, on est en plein révisionnisme ! Malgré un déroulement assez proche, tout un tas de nuances ont été apportées pour coller convenablement à la saga canonique (jusqu’au design de Broly, que je trouve même meilleur). Le père de Son Goku a également eu droit à quelques retouches à cette occasion. Avec les débuts de la tyrannie de Freezer, sa relation avec les Saiyans, la naissance de Goku, la vie de Broly jusqu’à l’âge adulte, sa rencontre avec Freezer…, le film qui se veut centré sur la légende des Saiyans a beaucoup de choses à raconter et passe donc pour la première fois au format du long-métrage (les précédents films étant tous des moyens-métrages d’une durée variant entre 40 et 70 minutes).
Blizzard par Miura Daichi a été choisi pour le générique de fin

Bagaaaaarre!

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Cette durée n’est pas sans conséquences sur le rythme du film qui prend son temps pour installer ses nouveaux personnages, tout en partant du principe que les spectateurs connaissent les évènements de la série déjà écoulée. Si pour vous Dragon Ball n’est qu’un lointain souvenir de jeunesse, vous risquez d’être assez déboussolé. Mais pour autant, cette longueur permet un développement captivant du personnage principal Broly, et propose un visage intéressant des ancêtres de Goku et Végéta. Il est à noter que la structure est la même que pour les précédents OAV, avec une bonne moitié consacrée à l’histoire et donc peu d’action, et la deuxième moitié réservée à la castagne.

Mais soyons clairs, si Dragon Ball a toujours été un modèle pour son scénario, c’est surtout pour ses combats épiques qu’il est encore considéré comme un des tous meilleurs mangas/animes malgré son grand âge. Et de ce côté, la TOEI s’est surpassée pour proposer ce qui n’est pas loin d’être le meilleur combat de la série. Aussi bien techniquement qu’artistiquement, c’est assez fou du début à la fin. Broly est à la fois très humain et très bestial,ce qui donne une énergie et une brutalité aux affrontements rarement atteintes. D’ailleurs Toriyama, l’auteur de la série originelle et scénariste pour ce long-métrage, a bien compris que seuls Son Goku et Végéta sont assez forts pour contrarier le Super Sayajin God (Broly abandonnant son ancien surnom pour mieux coller à la timeline) en ne faisant pas apparaître les comparses habituels. Gohan, Ten Shin Han, Krilin, Tortue Génial, Boo, C18, Yamcha ne sont même pas dans l’anime alors que Piccolo, Goten ou Trunks n’interviennent que quelques secondes. À quoi bon, les joutes sont d’un niveau trop élevé pour eux. Du coup pendant 40 minutes on est maintenu sous pression, mais avec un petit sourire aux lèvres et des étoiles pleins les yeux devant un véritable feu d’artifice de coups, de transformations, de kaméhaméhas et autres canons Garric. Ce n’est des plus inventifs, on est en terrain connu, mais c’est terriblement efficace.

Coup de crayon

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Pour la réalisation la TOEI a choisi les mêmes méthodes que pour la série afin de garder une certaine unité. Ça n’est pas toujours sans conséquences avec de temps à autres des dessins bâclés, peu détaillés. Mais en règle général, on est face à un travail de grande qualité artistique avec des planches figurant parmi les plus belles de la série, avec une fluidité à toute épreuve. Il me tarde d’ailleurs que le film ait son adaptation en manga (comme c’est toujours le cas) pour avoir dans les mains un véritable art-book.

Les musiques ne sont pas en reste, avec pas mal d’utilisation des chœurs lors de l’affrontement final par exemple, ou de plus discrètes pour soutenir le déroulement plus tranquille de l’histoire. Elles restent globalement dans le ton de l’anime, avec ici ou là quelques surprises (morceaux au piano, ambiances sombres, grosse utilisation des violons…).

Dragon Ball réussit son retour au cinéma avec la réactualisation d’une grosse tête d’affiche. Ça n’était pas gagné au départ, mais le soin apporté aussi bien au scénario qu’aux personnages ainsi qu’à sa réalisation en font un film à placer dans le haut du panier, bien au-dessus des dernières productions Battle of Gods et La Résurrection de F (que j’affectionne pourtant). Pour ceux qui aiment un tant soit peu la licence, Dragon Ball Super : Broly apparait comme indispensable.
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À propos de l'Auteur

Administrateur du site "japonpratique.com". Ayant un amour incommensurable pour ce pays et ses habitants depuis tout petit, je partagerai ma passion à travers de nombreux articles sur le cinéma, la musique, la littérature, les mangas, les dramas ou encore les jeux vidéo.

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